
La SARL - société à responsabilité limitée a été définie par le législateur comme étant « instituée par une ou plusieurs personnes qui ne supportent les pertes qu’à concurrence de leurs apports ». Cette société doit être composée au minimum de deux associés, à partir d’un capital social minimal fixé à 1€. Une SARL est une société commerciale quelque soit son objet, les associés composant la société ne bénéficient en aucun cas de la qualité de commerçant.
La responsabilité de ces derniers est limitée au montant de leurs apports. Toutefois, ce principe admet deux exceptions. Tout d’abord, une exception de fait : les créanciers, notamment les banques exigent souvent l’engagement personnel des gérants et des principaux associés en garantie des prêts qu’ils consentent à la société. Enfin, une exception légale est prévue en cas de faute de gestion.
Les associés bénéficient d’un droit d’information, mais également d’un droit de quitter la société. En cas de décès, faillite ou incapacité d’un ou plusieurs associés, cette situation n’entraînera pas de plein droit la dissolution de la société.
Le choix de cette forme sociale est privilégié par les petites entreprises, disposant de capitaux peu importants, et dans un souci de maintenir le caractère familial de l’affaire.
La SARL se décline en de multiples formes : SARL unipersonnelle ou pluripersonnelle, SARL de famille, SARL entre époux qui sont toutes assujetties au droit commun de la SARL.
Le montant du capital social d’une SARL est librement fixé par les statuts, mais ceux-ci doivent impérativement en faire mention. Le capital constitue la somme des engagements, appelés apports, pris par les associés à l’égard de la société.
Dès la réception de ces fonds, ceux-ci doivent être déposés dans les huit jours, pour le compte de la société en formation ; dans une banque, à la caisse des dépôts et consignations ou chez un notaire. Le retrait de ces fonds ne peut intervenir qu’après l’immatriculation de la société au RCS.
Dans certains cas, et ce afin de pouvoir bénéficier d’une réduction d’impôt (IS), le capital social devra être libéré immédiatement.
Le capital social est divisé en parts sociales d’un montant égal, dont la valeur est librement déterminée par les associés. Ces parts sociales doivent être souscrites en totalité par les associés lors de la constitution de la société. Le nombre de parts reçues par chaque associé en échange de ses apports dépend de l’importance de sa contribution au capital social.
Les statuts doivent être établis par écrit, par acte notarié ou par acte sous seing privé. Certaines mentions sont requises, telles la durée de la société qui ne peut excéder 99ans ; ou encore la dénomination sociale, ainsi que le siège social. L’objet social doit également y figurer, sous condition d’être licite et possible.
La constitution d’une SARL, comme pour toutes les sociétés commerciales, débouche sur l’accomplissement de formalités de publicité requises (insertion dans un journal d’annonces légales, dépôt du dossier au Centre de Formalités des Entreprises duquel relève la société aux fins d'immatriculation au RCS).
2. Les rapports du gérant avec la société
En revanche, dans ses rapports avec les tiers à la société, le gérant dispose de pouvoirs étendus pour agir au nom de la société, sauf dispositions législatives contraires en faveur des associés. Dans cette hypothèse, la société est engagée par les actes accomplis par le gérant, même ceux ne relevant pas de son objet social.
Les décisions collectives des associés sont prises en assemblée impérativement lorsqu’il s’agit de l’approbation annuelle des comptes. Les autres décisions peuvent se prendre soit en assemblée, soit par une consultation par écrit des associés. Les assemblées sont convoquées par le gérant, ou à défaut par le commissaire aux comptes. Elles sont compétentes pour prendre les décisions qui excèdent les pouvoirs du gérant.
Jusqu’à présent, de droit, les SARL étaient imposées à l’impôt sur les sociétés (IS). La seule exception concernait les SARL de famille (celles qui sont composées exclusivement entre ascendants et descendants, frères et sœurs, conjoints et partenaires d’un PACS), qui pouvaient opter pour l’impôt sur le revenu (IR).
Dorénavant, la loi de modernisation de l’économie a modifié cette situation. Aujourd’hui, pour toutes les SARL ouvrant leur exercice comptable à compter du 5 août 2008, il est possible d’opter pour l’impôt sur le revenu. Tous les associés doivent donner leur accord. Cette option doit être formulée dans les 3 premiers mois du premier exercice au titre duquel elle prend effet.
Les SARL peuvent opter pour l’IR si elles remplissent toutes les conditions suivantes :
L’option pour l’IR est valable 5 ans, sauf renonciation anticipée à cette faculté. En cas de sortie anticipée de l’IR, l’option ne sera plus possible ultérieurement.
Vous trouverez des informations plus détaillées sur la SARL dans notre guide juridique de la SARL
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Date de publication : 18.09.07 Dernière mise à jour : 17.01.11